Bas-Mono 2/ L’Association Racine Féminine en lutte contre les violences faites aux filles pour une rentrée scolaire assurée à Tannou

by Fana KADOASSO
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Les violences faites aux filles et aux femmes telles que les grossesses précoces, les abus sexuels et les mariages d’enfants, en milieu rural sont au cœur des activités de l’Association Racine Féminine. D’où dans sa mission de participer à l’émancipation de la jeune fille africaine et plus particulièrement togolaise, elle a initié une tournée de sensibilisation en cette période où les écoles se préparent à rouvrir leurs portes et surtout que les statistiques ont démontré que le taux de grossesses précoces et des abus sexuels a flambé dans certaines localités du pays suite au à l’impact que la crise sanitaire due à la pandémie COVID-19 a eu sur l’année académique 2020-2021.

La délégation de l’ARF s’est entretenue avec la population du village de Tannou dans la commune du Bas-Mono 2, à six kilomètres d’Anfoin, ce 09 octobre 2020. Elle a profité sensibiliser les populations censées n’avoir pas accès à l’information sur la santé de la reproduction, et a insisté sur les comportements à adopter par les parents vis-à-vis de leurs enfants (filles) afin de les mettre en confiance, pour qu’elles ne soient pas victimes d’abus sexuels ou qu’elles ne s’adonnent  pas à des pratiques sexuels très tôt.

Le Représentant de la présidente de l’ARF n’a pas manqué de faire comprendre aux parents que les violences de n’importe quel type que ce soit contre les jeunes filles sont un scandale qui viole les droits fondamentaux de l’être humain et requiert à ce titre une attention urgente. Outre les souffrances endurées par les victimes, ces violences font peser un fardeau éducatif, économique lourd et évitable sur les familles, les communautés et contribuent ainsi à entretenir la pauvreté chez ceux qui sont parmi les plus vulnérables dans le monde.

Pour Akoesiwa Hogbonouto , porte-parole des parents dudit village,  il n’est plus à démontrer que la période COVID-19, à part les impacts négatifs imposés à leurs activités génératrices de revenus et champêtres, ce sont plus leurs enfants filles qui en ont payé la lourde tribu ; Nombreuses sont celles qui ne pourront plus reprendre convenablement le chemin des écoles à la reprise des cours prochainement, faute d’avoir été victimes d’abus sexuels ou porteuses de grossesse précoces. Ceci s’explique par le fait que beaucoup de leurs enfants ne veulent plus écouter les conseils de leurs parents ou d’autres pour mauvaise compagnie d’où elles sont victimes d’abus sexuels ou de violences sexuelles non protégées. Elle a profité pour remercier l’ARF pour cette démarche si noble et l’a exhorté à vraiment les former et assister afin qu’ils puissent être des vecteurs assermentés dans cette lutte contre la violence faite aux jeunes filles pour  l’émancipation de la gente féminine de leur localité qui serait exemple dans la localité des Bas-Mono et pourquoi pas au Togo.

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La question du maintien des filles à l’école, de veiller à une protection les mettant à l’abri de toutes violences pour une émancipation de celles-ci dans leur localité surtout en cette période où la maladie à Coronavirus a imposé une fermeture des salles de classes et qu’elles sont à la maison à longueur de journée, rencontrent de nombreuses obstacles relevant des causes multiples de plusieurs ordres : Social, Économique, Culturel, Matériel et Psychologique, d’après Codjo EZOUNKPE, Chef du village de Tannou. C’est une joie immense pour lui de  retrouver le nom de son village retenu par l’ARF dans ses cahiers de charges, afin de les aider à trouver des solutions à ces fléaux qui freinent le développement de leur milieu.

Je dis non à la violence sous toutes ses formes dans le village Tannou dans la commune du Bas-Mono 2 en cette période au COVID-19 et je veux retourner en classe pour continuer mes études en Paix”, tel est l’un des messages laissés par les filles de Tannou, à l’endroit de la délégation de l’ARF au moment de les quitter avec promesses de revenir avec des kits scolaires pouvant leur permettre d’amorcer la rentrée scolaire prochaine en toute quiétude…

Notons que bientôt l’ARF disposera des centres d’écoute et des lignes vertes dans certaines localités de la terre de nos aïeux afin de dénoncer des cas de violences subies par les filles…

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Toutes formes de violences empêchent les filles de participer à égalité à la vie sociale, économique et politique, et  contribuent à perpétuer le cycle de la pauvreté. Leur impact se fait sentir dans l’ensemble des secteurs du développement, que ceux-ci touchent au secteur éducatif, à la protection sociale, à la gouvernance, à la santé, au travail, des mines, aux infrastructures, aux transports, aux technologies, à l’assainissement ou à la gestion des catastrophes naturelles. C’est pourquoi les violences faites aux filles exigent une action globale et multisectorielle, afin que l’Équité-Genre tant prônée par le Chef de l’État puisse être une réalité et un rêve.

 

Jean-Marc Ashraf

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