Ogou1 : HAPLUCIA outille la population sur la dissémination du rapport d’étude la perception et le coût de la corruption au Togo

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Véritable obstacle à la bonne gouvernance et au développement harmonieux des pays, la corruption est un fléau redoutable qu’il faut prévenir et réprimer. La corruption alimente aussi la mafia, le crime organisé, l’extrémisme religieux et Violent et trafics illimites de tous genres, véritable plaie de l’humanité. Conscient de ses conséquences sur les économies en général et sur celles des pays en développement en particulier, le Togo a ratifié les instruments internationaux sur la lutte contre la corruption. Il s’agit de la Convention des Nations Unies contre la corruption, la convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption et le Protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption.

La volonté politique du gouvernement de combattre ce fléau s’est matérialisée par l’adoption de la loi n°2015-006 du 28 juillet 2015 portant création de la haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA).

L’institution de la HAPLUCIA dans le cadre de la conduite pédagogique de sa noble et délicate mission à savoir la prévention et la lutte contre la corruption et les infractions assimilées, a entamé depuis l’année dernière dans certaines régions une campagne nationale de sensibilisation placée sous le thème “participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées”. Ce 26 novembre 2020 c’est la préfecture de l’Ogou qui a abrité cet atelier au centre saint Bernard d’Atakpamé regroupant tous les acteurs impliqués. L’objectif principal de cette tournée dans les cinq chefs-lieux de région est de partager avec la population surtout les acteurs impliqués les résultats des études afin de rattraper un tant soit peu le temps perdu dû à covid 19 et sensibiliser la population sur les méfaits de la corruption.

Pour Essohana WIYAO,  Président de la Haute Autorité de Prévention et de la Lutte Contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HAPLUCIA), la petite corruption écorne fortement l’image des nations, tandis que la grande corruption fait beaucoup de mal aux finances publics et privés les pays en développement des ressources nécessaires à leur émergence socioéconomique. Il ambitionne d’arrimer la lutte contre le fléau de la corruption au Togo sur les standards internationaux contenus dans les instruments juridiques que le Togo a assigné et ratifié. Le succès de l’élaboration et de la mise en œuvre de la stratégie nationale en projet nécessaire une approche participative et inclusive, impliquant toutes les forces vives de la nation.

Dans son mot d’ouverture de cet atelier, le préfet de l’Ogou Edoh Akakpo a souligné que la corruption met en péril la paix et la sécurité en étant le soubassement de l’injustice sociale et de la pauvreté des populations. Il s’est félicité de la reconnaissance internationale du Togo pour ses louables efforts de réforme, notamment par le rapport Doing Business de la banque mondiale qui a déclaré le Togo premier pays africain réformateur de l’année 2019. Il a afin exhorté les participants, à prendre une part active à cette rencontre d’information et d’échanges en formulant des recommandations et des propositions pertinentes afin que le Togo soit rapidement doté d’une bonne stratégie de combat contre le fléau de la corruption pour aborder, sans aucune contrainte majeure son processus de développement humain durable et son émergence à terme.

Marcel Akakpo

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