La pandémie de Covid-19 met en péril la protection des réfugiés à travers le monde

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Plus de 80 millions de personnes ont été forcées de fuir leur foyer du fait de la persécution, des conflits et des violations des droits humains en 2020. Les mesures restrictives liées à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) ont mis en péril les systèmes de protection et la vie de ces millions de migrants.

L’effectif des migrants forcés a doublé durant la dernière décennie tandis que le nombre de solutions durables trouvées a baissé en 2020. La solidarité internationale est vivement sollicitée pour redonner l’espoir à ces milliers de migrants obligés de fuir leur zone de résidence essentiellement à cause des conflits armés.

Ces mouvements forcés ont amené le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, à demander en mars dernier un cessez-le-feu mondial pendant que le monde lutte contre la pandémie, les conflits et la persécution.

Les violences en Syrie, en République Démocratique du Congo, au Mozambique, en Somalie  au Yémen et au Togo ont généré de nouveaux déplacements de population durant le premier semestre 2020. Des déplacements nouveaux et significatifs ont également été enregistrés à travers la région du Sahel central en Afrique, alors que les civils subissent des violences inqualifiables, y compris des viols et des exécutions.

Des déplacements nouveaux et significatifs

Ils sont nombreux à s’indigner et à condamner l’extrémisme violent qui sévit dans le sahel et en Afrique de l’Ouest ces dernières années. Le respect des libertés fondamentales est bafoué et la dignité humaine réduite à néant. Les groupes terroristes sèment la désolation sur leur passage. Ils volent le bétail, pillent les agriculteurs, violent les femmes, amputent des innocents et n’hésitent pas à tuer au nom d’une prétendue religion.

Pour sauver leur vie, certains n’hésitent pas à se faire enrôler. Les moins convaincus préfèrent fuir vers des zones moins dangereuses. Ces déplacements sont importants et impactent les activités socioéconomiques de la sous-région.

Des pratiques similaires, on en retrouve aussi aujourd’hui dans des couvents et temples vaudous. Pendant longtemps, les couvents vaudous étaient un refuge pour ceux qui se confiaient aux divinités et les servaient correctement. Ils pouvaient devenir des hommes et femmes respectés, vénérés et aimés. Le vaudou leur conférait une identité plus solide qu’un roc.

Cette réputation des couvents vaudous a perdu son prestige sur le continent en particulier dans la partie occidentale où la corruption est devenue la chose la mieux partagée, les droits fondamentaux piétinés et les adeptes sans défense en dépit de la richesse du cadre juridique national et les instruments internationaux disponibles pour la protection de la dignité humaine.

Les prêtres Vaudous se sont transformés en véritables gourous et des adeptes réduits en esclave et subissant des violences psychologiques, morales, physiques et même sexuelles. Ils sont livrés à eux-mêmes jusqu’au jour où ils ont l’occasion de s’enfuir de ces lieux pour soit vivre dans la clandestinité ou partir en exil pour jouir de leurs libertés individuelles et religieuses.

Il est certes vrai que le Vodou a joué un rôle essentiel dans le passé dans la lutte contre le colonialisme et l’esclavage en faveur de la liberté et de l’indépendance et de ses efforts constants pour apporter des remèdes efficaces aux maux de toutes sortes qui tenaillaient un peuple aux abois. Aujourd’hui, la page doit être tournée et accorder une priorité à la situation des droits de l’Homme sur le continent. Cette situation mérite plus d’attention et d’engagement pour garantir aux populations le mieux-être. Le respect et la mise en application des différents textes ratifiés et signés doivent être le leitmotiv des gouvernants en collaboration avec les organisations de la société civile et les partenaires au développement. Ne dit-on pas souvent que c’est en étant libre que les grands rêves sont permis.

                                                                                                      Boris Cyriaque

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