Kara : Renforcement des capacités des OSC sur la légitimité, la diversité et l’environnement favorable et démocratique en lien avec la protection des enfants

by Fana KADOASSO
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Plusieurs OSC nationales manquent de créativité et d’expertise technique pour développer des stratégies innovantes de mobilisation de ressources. Il faut aussi avouer que les approches d’intervention humanitaire initiales ont développé auprès de ces OSC nationales, une mentalité de dépendance. Par ailleurs, il est révélé que les groupes d’enfants et jeunes ne prennent pas part aux différents espaces des discussions avec les OSC, limitant ainsi leur participation à la lutte contre les différentes privations évoquées. Face à cette situation, Plan International Togo, avec l’appui financier de Plan Suède à travers l’Agence Suédoise de Développement International, a initié le projet « Renforcement de la Société Civile pour la Lutte Contre les Violences de Genre au Togo ». Il s’agit aussi d’élargir la diversité, la représentativité, la légitimité et l’efficacité des organisations, mouvements et réseaux dirigés par des enfants et des jeunes, surtout les groupes de filles entre autres afin qu’ils deviennent des acteurs efficaces.

C’est dans cette optique que le RJCE-TOGO, partenaire sur le projet, a organisé à l’endroit des membres de Youth Panel, CCPE et autres associations d’enfants et jeunes de la régions de la Kara, du 26 au 28 février 2021, un atelier de renforcement de capacités sur la légitimité, la diversité, l’environnement favorable et démocratique en lien avec la protection des enfants. L’objectif primordial de cette initiative est de renforcer les capacités des membres des associations/Youth Panel/CCPE sur les nouvelles stratégies et approches de gouvernance de leurs organisations en vue de l’efficacité de leur mission  de protection et de promotion des droits des enfants et des jeunes pour un développement durable, d’après Blaise A. SOUDOUKOU, Coordonnateur Général du Conseil d’Administration du Réseau des Communicateurs et Journalistes pour l’Éducation (RCJE). “Cette session de formation qui a duré 3 jours, a permis aux organisateurs d’amener la trentaine de participants venus des OSC ciblées à mieux cerner leur environnement de travail et à contribuer à le rendre favorable, de mettre à la disposition de ces OSC, des outils de gestion pour une transparence dans leur gouvernance, de les amener à mieux jouer leur rôle de protection et de promotion des droits des enfants et jeunes dans la société, d’identifier les conditions de collaborations et de partenariats dont ont besoin les OSC et comment les nouer“, a-t-il conclu.

La rencontre a été facilitée par le responsable du cabinet DEK et le conseiller en renforcement de la société civile et partenariat de la RCJE.

Les formateurs se sont basés sur le nouveau manuel de renforcement de la société civile pour développer les différentes communications qui ont meublé les trois jours de travaux, telles que “le développement organisationnel efficace des OSC; le Renforcement de la société civile : légitimité et diversité, l’Environnement favorable; la collaboration; le Partenariat entre autres…

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Au Togo, bien que le gouvernement fasse de la protection de l’enfance, une de ses priorités, les enfants continuent d’être confrontés aux violences de toutes sortes aussi bien à l’école qu’au sein des familles et des communautés. L’analyse situationnelle des droits de l’enfant au Togo faite dans le cadre de la Stratégie Pays de Plan International Togo a révélé de graves lacunes dans la capacité des enfants à réaliser leurs droits à la survie, à la protection et à la participation. La situation dans les établissements du secondaire est encore plus préoccupante : 95% des enfants interrogés affirment avoir été victimes de violence au moins une fois par leurs enseignants et leurs parents.

Aussi dans les centres d’apprentissage, les enfants surtout les filles sont-ils victimes d’abus de toutes sortes (bastonnades, sévices corporels, travaux domestiques, non-respect des horaires de repos, humiliation, injures, abus sexuels…). Il faut souligner que les adolescents ne jouissent pas pleinement de leurs droits sexuels. L’information sur la santé sexuelle demeure une préoccupation. En effet, 37% des filles en milieu rural au Togo se marient avant l’âge de 18 ans.

                                                                                              Jean-Marc Ashraf

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