44ème journée internationale de la femme : Faire de la jeune fille un modèle au cœur d’une sensibilisation au CEG de Kohe

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Le Collège d’enseignement général de Kohé, dans la commune Golfe 5 a organisé le 08 mars dans l’enceinte dudit établissement, une séance de sensibilisation à l’intention des élèves en général et des élèves filles en particulier à l’occasion de la célébration de la 44ème édition de la journée internationale de la femme. C’était autour du thème « le leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans un monde de la Covid-19 ». A travers cette sensibilisation d’une heure d’horloge qui s’est déroulée dans chaque classe, la directrice de cet établissement, Mme Françoise Simala épouse Baragou entend faire des élèves filles de son école,  un modèle, une référence, un leader de demain. La répétition étant la meilleure des pédagogies, la direction et le corps enseignant ont saisi cette occasion pour sensibiliser davantage les élèves sur le respect des mesures barrières édictées par le gouvernement pour lutter contre la pandémie à coronavirus. Une initiative saluée par le corps enseignant et les élèves.

Initiée dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme, cette séance de sensibilisation est placée sous le thème de l’édition 2021: « Leadership féminin : pour un futur égalitaire dans le monde de la COVID 19 ». Elle vise à conscientiser les jeunes élèves filles sur leurs droits et devoirs ainsi que sur leur responsabilité dans la communauté. « Nous avons organisé cette séance de sensibilisation pour marquer la journée internationale de la femme dans notre établissement. Le thème que nous avons retenu est le celui à l’international intitulé « leadership féminin pour un futur égalitaire dans un monde de la covid -19 », a déclaré, Mme Françoise Simala épouse Baragou, directrice du CEG Kohé.

Au cours de cette séance de sensibilisation, la directrice a donné aux élèves le sens de l’expression  « leadership féminin ». Il s’agit, selon elle, de faire comprendre aux élèves que la femme a droit à la parole, la femme doit être représentée à des postes de responsabilité, la femme a droit aux instances décisionnelles.  Mais pour y parvenir, dit-elle, il faudra que les élèves surtout les élèves filles se concentrent sur leurs études, apprendre régulièrement les leçons pour réussir, être disciplinées, adopter des comportements qui ne les exposent pas à des  risques de grosses précoces en milieu scolaire afin de parvenir à ce leadership dont il est question.

Abordant la suite du thème intitulé, « Pour un futur égalitaire dans un monde de la covid-19 », Mme Françoise Simala, a fait savoir que la Covid-19 est une pandémie qui a retardé le développement du monde entier et que pendant cette période critique, les femmes ont joué un rôle prépondérant, en étant très actives dans bon nombre de secteurs d’activités. Cependant temps, relève-t-elle, « la reconnaissance et la récompense n’ont pas été à la hauteur de leur sacrifice et engagement pour limiter la chaîne de propagation de la Covid-19, une situation qui serait peut-être liée à la pesanteur socioculturelle, traditionnelle en Afrique où  ces stéréotypes continuent  par avoir des effets sur la vie des femmes ».

C’est pourquoi, estime-t- elle, que la femme doit « oser oser ». Pour y arriver, celle-ci  doit se préparer. C’est en cela qu’elle a mis en branle  un slogan au sein de son établissement dédié exclusivement à cette journée et intitulé, « Oser oser » juste pour galvaniser les jeunes filles élèves afin qu’elles s’approprient le thème en vigueur.

Selon elle, ce thème central met l’accent sur comment la jeune fille doit se préparer  aujourd’hui pour devenir un vrai leader pour le développement de la société, de son entourage et de la nation. « Au Togo, nous avons une chance d’avoir un président qui fait la promotion de la femme. Nous en voulons pour preuve l’élection d’une femme au poste de président de l’assemblée nationale, la nomination d’une femme en qualité de premier ministre, une première dans le pays et dans l’actuel gouvernement on dénombre une dizaine de femmes ministres. Il va sans dire qu’il y a des opportunités pour les femmes qui ont « osé oser », les femmes qui ont bien préparé leur avenir, celles qui se sont battues. Les femmes qui ont compris que réclamer leurs droits, avoir leur droit dépend d’elles-mêmes. Voilà pourquoi nous inculquons ces valeurs à nos élèves pour qu’elles puissent s’identifier, pour qu’elles puissent devenir des modèles. Dans mon établissement par exemple, nous avons peu de femmes enseignantes. Mais je peux me réjouir parce que mon établissement compte plus  de femmes que certains établissements. Dans d’autres établissements on ne trouve même pas de femmes même si on en trouvait, elles sont vraiment minoritaires. C’est dire donc que la femme n’est pas représentée. Mais moi je souhaite que les femmes soient davantage représentées dans la société, dans des postes de responsabilité pour que les autres puissent suivre l’exemple », a-t-elle souligné.

Consciente donc de la sous-représentation  de la  femme dans les sphères décisionnelles, Françoise Simala se bat pour faire de ces élèves filles, la  relève de demain, des modèles, des références afin qu’elles  puissent s’imposer sur tous les plans et occuper des postes de responsabilité au même titre que les hommes. Ce qui justifie d’ailleurs la raison d’être de la séance de sensibilisation organisée à l’intention des élèves en général et les élèves filles en particulier par son établissement. C’est aussi pour cette raison  qu’elle organise à chaque édition de la journée internationale de la femme des séances de sensibilisation à l’intention des élèves filles de son école.  Au-delà de son caractère particulièrement féminin, cette sensibilisation prend en compte les garçons. Ceux-ci ont été sensibilisés sur les fléaux qui peuvent hypothéquer leur avenir.

La séance de sensibilisation de ce jour n’a duré qu’une heure de temps et s’est déroulée dans les salles de classe. Il ne s’agissait pas d’une sensibilisation de masse comme cela se fait habituellement. Les enseignants étaient dans les classes aux  heures de cours et à l’instar des cours magistraux, ils ont pu faire passer le message dans le respect strict des mesures barrières.

Mme Nountchele Namepouguin, enseignante au CEG Kohé, est revenu sur l’importance que revêt ce thème pour les jeunes filles. Pour elle, il s’agit d’un appel lancé aux filles à relever le défi, celui de se battre pour être un modèle demain. « L’importance de ce thème,  » le leadership féminin pour un futur égalitaire dans un monde à covid-19″, c’est en somme un appel qui est lancé aux femmes, aux filles et aux jeunes filles que nous encadrons à devenir des futurs leaders. Le thème poursuit en parlant « d’un futur égalitaire dans un monde à covid-19, cela veut dire tout simplement que depuis l’arrivée de la pandémie à travers le monde entier, les tendances ont montré que les institutions dans lesquelles les femmes sont dirigeantes, elles ont su lutter contre la pandémie, elles ont su appliquer en tant que mères de famille pour la lutte contre la propagation de la maladie à coronavirus. Voilà pourquoi on parle de leadership féminin. Il faut que les femmes osent en occupant des responsabilités au sein des institutions pour pouvoir diriger. Si les femmes ont pu contribuer énormément aux côtés des hommes, c’est que les femmes sont capables de tenir la dragée haute. Nous voudrions exhorter les filles élèves de notre établissement à se mettre au travail à lutter  à oser pour devenir des leaders de demain pour apporter leur contribution à la construction de la nation, au développement du pays », a-t-elle indiqué.

A travers cette sensibilisation sur le thème de cette édition, la direction entend avoir dans le futur des femmes à l’image des hommes, bref des femmes leaders. « Nous voulons avoir des filles exemplaires, des filles qui se comportent comme des élèves, qui ont des objectifs lointains, qui projettent dans le futur et qui mettent tout en œuvre pour ressembler par exemple aux femmes dirigeantes de notre pays. Nous leur avons donné tous des exemples comme motivation pour qu’elles se lancent aussi sur cette voie pour devenir des femmes leaders pour contribuer au développement », a-t-elle conclu.

Pour  Mme Zegbla Ayawavi, enseignante au CEG Kohé, cette séance de sensibilisation leur a permis de faire l’historique de la  journée du 8 mars et les efforts abattus par la femme pour briser la chaîne de contamination pendant cette période de crise sanitaire liée à la pandémie à coronavirus. « Nous avons eu à faire l’historique de la journée de 8 mars et faire comprendre aux élèves les raisons de cette célébration. Nous leurs avions fait savoir que le leadership féminin concerne la femme. A travers ce thème, on invite la femme ou la jeune fille à donner le meilleur d’elle-même pour devenir le leader de demain. Nous avons exhorté nos élèves à emboîter le pas aux femmes de notre pays qui occupent des postes de responsabilité sur le plan administratif, éducatif et politique pour que demain on ait plus de femmes dans les sphères décisionnelles ».

Parlant toujours de la femme en lien avec la covid-19, et surtout l’engagement des femmes enseignantes du CEG Kohé dans la lutte contre la pandémie à coronavirus, Mme Zegbla a décrit les dispositions prises au sein de l’établissement pour préserver les apprenants de ce virus qui fait rage dans le monde. « Depuis le 2 novembre 2021, jour de la rentrée scolaire, nous avons eu à installer devant chaque classe des dispositifs de lave-mains. Nous avons élu un comité de classe composé de trois élèves qui se renouvelle par quinzaine et qui sont chargés au respect scrupuleux des mesures barrières dans la classe puisque nous ne sommes pas fixes dans les classes. Ce comité nous fait le rapport par quinzaine. Nous évaluons et corrigeons les manquements. Dans la cour de l’école nous exigeons que les élèves mettent correctement leur cache-nez. Pendant la récréation, nous nous baladons pour éviter qu’il y ait attroupement des élèves ceci pour qu’il n’y ait pas de cas de coronavirus dans notre établissement ».

Abondant dans le même sens, Mmes Edjeou Pyalou et Bosso Abra, toutes enseignantes,  ont invité leurs élèves filles au travail bien fait, à la rigueur  pour devenir des leaders de demain. Pour cela, elles ont mis l’accent sur l’abstinence sexuelle condition fondamentale pour se démarquer des garçons et réussir leur avenir. « Ce thème nous a  permis de sensibiliser nos élèves surtout nos jeunes filles. A travers cette sensibilisation en lien avec le thème de cette édition, nous avons profité pour dire à nos filles élèves qu’elles doivent se démarquer des filles de l’autre époque. Parce que de par le passé la femme était marginalisée, chosifiée mais de nos jours à travers leurs mouvements depuis 1911, les femmes ont acquis leur droit. C’est ce qui a permis à la femme aujourd’hui d’être à la hauteur des hommes. A travers cette sensibilisation, nous avons invité nos élèves filles à travailler, à être sérieuses, conscientes pour transcender toutes les difficultés pour devenir des leaders de demain, pour devenir les femmes qui dirigent les institutions telles que nous l’avons chez nous à savoir des femmes députés, ministres, des femmes qui sont à la tête des institutions. Donc c’est notre souhait pour les filles du CEG Kohé, les filles qui se battent. Nous leur avions prodigué des conseils en leur demandant surtout de cesser de faire la compagnie des garçons et pratiquer l’abstinence pour s’occuper plus de leurs études », ont-elles expliqué

Les élèves, pour leur part, saluent l’initiative de la direction de leur établissement. Elles ont promis mettre en œuvre ce qu’elles ont reçu comme enseignement à travers cette séance de sensibilisation. « Je remercie la directrice pour avoir initié cette séance de sensibilisation à notre endroit surtout nous les filles. A travers cette sensibilisation nous avons pu comprendre qu’en tant que fille pour avoir les mêmes droits que les hommes il faut que nous nous battions. Nous en tant que élève fille, pour atteindre ce leadership dont il est question, il faut que nous sachions ce que nous cherchons pour notre avenir. Nous devons travailler dur, apprendre au jour le jour nos leçons, chercher à devenir la relève de demain et occuper des postes de responsabilité. Moi personnellement je voudrais devenir une grande personnalité du pays comme la présidente de l’assemblée nationale. Pour cela je ne dois pas abandonner mon cahier au profit de la vie facile, je dois au contraire me départir de tout ce qui est susceptible d’empêcher ma réussite », a indiqué Dotsè Yawa Tabita élève en 3ème A2. « Nous avons eu des conseils à travers cette sensibilisation. J’ai retenu qu’à notre âge il ne sert à rien de courir derrière nos camarades filles, il faut accorder de l’importance à nos cahiers, à nos études pour être utile à la société et devenir de grandes personnalités demain car c’est le travail qui libère l’homme. Pour y arriver je dois pratiquer l’abstinence sexuelle pour m’occuper de mes cahiers. Je vais mettre en application les conseils qu’on nous a prodigués ce jour  », a déclaré un élève dudit établissement.

La journée internationale de la femme a été aussi une occasion pour la direction du CEG Kohé et le corps enseignant de sensibiliser davantage  les élèves sur le respect des mesures barrières édictées par le gouvernement pour lutter contre la pandémie à coronavirus. « Les informations qui nous parviennent font état de ce le grand Lomé constitue  actuellement un foyer de contamination. Il faut que nous fassions tout pour amener nos élèves à continuer par respecter les gestes barrières qui sont le lavage régulier des mains avec du savon ou du gel hydro alcoolique, le port systématique de masque, la distanciation sociale que ce soit à l’école ou partout où ils se trouvent pour que nous tous nous soyons préservés. Pour bien faire passer le message, nous avons utilisé comme document de base le protocole sanitaire que le ministère a mis à notre disposition », a conclu, Mme Françoise Simala épouse Baragou.

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