Lutte contre la COVID-19 : Les femmes commerçantes de huit marchés de la préfecture d’Akebou, aptes à jouer leur partition

by Fana KADOASSO
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Au départ, les cas de COVID-19 ont été pour la plupart enregistrés en zone urbaine. Dans beaucoup de pays, ce sont dans les villes que les premiers cas ont été détectés, ceci en raison des entrées de voyageurs internationaux. La transmission précoce de la COVID-19 a eu tendance à se produire également dans les zones urbaines confinées et très peuplées.

Avec la progression de la pandémie, nous avons constaté une augmentation du nombre de cas de COVID-19 en zone rurale. La propagation entre zones urbaines et zones rurales peut se produire assez rapidement, en particulier lorsque des conditions de confinement sont imposées ou suspendues

La pandémie du nouveau coronavirus sévit dans le monde entier et interpelle tous les gouvernements à des actions concrètes en vue d’endiguer la propagation du virus responsable de cette pandémie. Dans cette optique, le gouvernement Togolais a pris des mesures afin de lutter efficacement contre cette maladie. Les OSC œuvrent incessamment au côté du gouvernement afin d’endiguer cette maladie. L’ONG I2DA  apporte  sa  contribution à cette lutte à travers ce projet titré  «  sensibiliser les femmes commerçantes des 8 marchés cantonaux de la préfecture d’Akebou sur la lutte contre la COVID-19 suivi des mécanismes de dénonciations des violences basées  sur le genre et renforcer leur capacité financière pour leur résilience face à cette pandémie »  financé par XOESE (le Fonds pour les Femmes Francophone)“, d’après Mme Akpénè A. ZEWA, Directrice Exécutive de l’ONG I2DA.

Cette activité lancée par son institution vise à assurer une appropriation du projet par les différents acteurs impliqués, à avoir l’adhésion des autorités et à recueillir les conseils et suggestions des participants, à renforcer la capacité des acteurs impliqués surtout des animatrices identifiées, à parcourir et à valider le Guide de sensibilisation, à déterminer les différentes critères de sélection des bénéficiaires à soutenir financièrement, à accompagner les personnes cibles servant de relais à cerner les messages sur les dépliants ainsi que des images caricaturaux sur les affiches à distribuer lors des séances de sensibilisation, a-t-elle souligné.

“Sur le plan socioculturel, l’étude a révélé que les jeunes filles et les femmes, du fait des inégalités de genres, subissent directement les effets de la COVID-19. Or, les réponses du gouvernement à la pandémie n’ont pas réellement pris en compte les problématiques liées aux violences basées sur le genre. Dans ce contexte de la COVID-19, certaines jeunes filles et femmes ont rapporté avoir subi le harcèlement sexuel, mais également des cas de violences physiques et même de viol, sans oublier l’augmentation des violences verbales”, d’après Mme la Directrice Exécutive.

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Il est à souligner que pendant le confinement, au moins cinq secteurs d’activités du secteur informel pris en compte au cours d’une étude ont été fortement touchés, car ils étaient en arrêt total. Il s’agit des secteurs où évoluent les vendeuses autour des écoles, des marchés.

Notons que ces formations permettront d’outiller et mieux renforcer la capacité des 8 femmes leaders animatrices lors des tournées de sensibilisation dans les 8 marchés cantonaux pour qu’elles puissent transmettre valablement les messages aux   bénéficiaires dans leur langue locale.

Pour ce qui est des marchés du Togo, il convient de préciser que la situation générale dans ces marchés est préoccupante en termes de pratiques de gestes barrières et de mesures d’hygiène notamment en cette période de la pandémie du coronavirus. Notons que l’adoption des gestes barrières en milieu Akebou est négligée par la majorité de la population rurale qui ne croit toujours pas à l’existence de cette pandémie.Cette situation vient aggraver les violences faites aux femmes en cette période que ce soit aux marchés ou partout d’ailleurs.

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Plusieurs actions sont à la base de cette situation telles que l’insouciance de certaines commerçantes réticentes à adopter les mesures de prévention contre la COVID-19, l’insuffisance des dispositifs de lavage de mains, le manque de moyens pour changer quotidiennement les masques, l’environnement de proximité pouvant favoriser la propagation rapide du coronavirus, l’insuffisance d’informations/la désinformation et la méconnaissance des mécanismes de plaintes contre les violences  verbales, sexuelles et physiques faites aux femmes en ces périodes, la fragilisation par COVID-19 des Activités Génératrices de Revenus des femmes les plus vulnérables augmentant ainsi leur pauvreté.

 

Jean-Marc Ashraf

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