Togo: le GF2D dote les femmes élues locales des compétences nécessaires pour un développement communal plus adéquat

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Dans le cadre de son programme triennal, dénommé « Académie de formation des femmes et jeunes filles en Décentralisation et Développement local », le Groupe de réflexion et d’action, Femme Démocratie et Développement (GF2D) avec l’appui technique et financier de la Fondation Hanns Seidel a organisé un atelier de renforcement de capacités des femmes conseillères, ce 17 mai 2021 à Lomé.

Objectif, contribué à une gestion compétente des élues locales issues du processus de décentralisation, pour une démocratie et un développement à la base plus harmonieux.

Durant trois (03) jours de formation, les femmes conseillères seront outillées sur plusieurs thématiques , notamment la gestion financière des communes, comment est-ce que les élus locaux principalement les femmes doivent développer des stratégies pour attirer beaucoup plus les investisseurs vers leurs communes, quelle action les élues locales doivent mettre en place pour pouvoir renforcer la résilience de la communauté à la base surtout que la pandémie à coronavirus a eu une effet sur le panier de la ménagère.

Selon la secrétaire Générale du GF2D, Michelle Nouwoessi AGUEY, Secrétaire Générale du GF2D, les élues municipales des dernières élections locales au Togo éprouvent des difficultés pour susciter l’adhésion des habitants de leurs communes aux initiatives de développement local par manque de leadership et de stratégies appropriées. Or, le Gouvernement local nécessite une approche participative et inclusive pour la réussite des actions de développement local. Il s’avère à cet effet impérieux de former les autorités locales surtout les femmes sur les questions de développement local, les principes et les bonnes pratiques de la gouvernance locale.

« Nous sommes convaincus que lorsque ces femmes-là, auront leurs capacités renforcés et qu’elles auront un mandat effectif impactant leurs différentes communautés, il y aura plus de facilité pour d’autres femmes de pouvoir intégrer le processus de décentralisation et à la participation politique des femmes dans la gestion des affaires publiques de notre pays » a-t-elle souligné.

Elle estime également que la participation politique des femmes est encouragée pour non seulement l’amélioration du taux de représentation des femmes dans les sphères de prise de décision, mais également pour des raisons de justice sociale, d’efficacité, de démocratie et de légitimité.

Ouvrant les travaux de l’atelier, la représentante du ministre de l’action sociale, de l’alphabétisation et de l’éducation de la jeune fille, Mme Gnassingbé Moussouyem, indique que le Gouvernement en adoptant le processus de décentralisation veut, rapprocher les gouvernants des gouvernés, faire la promotion d’une gouvernance partagée ainsi que la promotion d’un développement local inclusif en promouvant une meilleure implication des citoyens et citoyennes à la conception, la mise en œuvre et le suivi des actions et des programmes de développement.

« Il y a une amélioration constante du dispositif juridique en faveur de la femme, à l’accès de plus en plus croissant de la population féminine à tous les cycles de l’éducation et à une présence grandissante des femmes sur le marché du travail » a-t-elle précisé.

Notons que cette formation n’est que la suite d’une série de formation inscrit à l’agenda du GF2D et qui va couvrir toute l’étendue du territoire national.

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