Amou/Projet d’Appui à la Sécurisation des Droits Fonciers de la Communauté de BATO sur ses terres traditionnelles : ADHD sensibilise les communautés de Kadjafé et Bato sur la résolution pacifique des conflits fonciers

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Amener la communauté de Bato à sécuriser ses terres et à se doter de façon participative d’une convention locale de gestion de leurs terres et ressources naturelles, tel est l’objectif visé par le projet d’Appui à la Sécurisation des Droits Fonciers de la communauté de BATO sur ses terres traditionnelles. Dans cette optique, des séances de sensibilisation se sont tenues le mardi 07 septembre 2021 dans le village de Kadjafé et Bato, localités logées dans la commune Amou 3, dans la préfecture d’Amou.

Présent aux sessions d’informations et de sensibilisation dans lesdits villages, le préfet de l’Amou, Bissalouwè Koufama, qui avait à ses côtés le représentant du maire de la commune Amou 3, les autorités locales et militaires, a félicité l’ONG ADHD pour la mise en œuvre d’une telle initiative qui rentre dans la vision du Chef de l’État, celle de resserrer les liens de cohésion sociale, du vivre-ensemble et d’inclusion sociale sur la Terre de nos Aïeux.

Il a indiqué que ce projet permettra, à terme, aux membres de la communauté de Bato de régler de façon pacifique les conflits fonciers les opposant aux autres communautés voisines et de sécuriser 4000 Ha de terre, de se doter d’une convention locale qui définit les règles de gestion des terres et des ressources naturelles de leur zone, de mettre en place un Comité de Gestion des Terres, au prime abord et ensuite de maîtriser le processus de fabrication du compost et d’adopter des méthodes culturales qui augmentent la résilience de l’agriculture au changement climatique.

Au Togo, plus de 80 % des terres sont en milieu rural et appartiennent à des collectivités. Ces terres sont généralement sous régime coutumier et les collectivités ne disposent pas de titre de propriété ni de reconnaissance de leurs terres. En 2018, le pays a adopté et promulgué un code foncier et domanial qui a pris des dispositions relatives aux terres rurales permettant aux collectivités de procéder à une reconnaissance de leur propriété foncière par les collectivités territoriales.

ADHD,  avec son  partenaire RRI (initiative droits et ressources), accompagne les collectivités dans la démarche de reconnaissance de leurs terres puis les appuis à prospérer et à vivre décemment de leurs terres.

Pour Mr Frédéric DJINADJA, Directeur Exécutif de l’ONG Autopromotion rurale pour un Développement Humain Durable (ADHD), «son institution veut saisir cette opportunité de reconnaissance des terres sous tenure coutumière qu’offre la loi foncière du pays pour tester les dispositions relatives à ces types de terres, en vue de régler définitivement ces cas de conflits fonciers qui bloquent le développement de la communauté de Bato et de disposer d’arguments nécessaires sur l’adaptabilité de ces dispositions lors de la première évaluation de la loi foncière».

Il a rappelé que ce projet sera un cas pilote pour leur permettre d’appliquer leur expérience en matière de résolution de conflits et de produire des connaissances à vulgariser en la matière.

« Ces différentes rencontres permettront de préparer la communauté de BATO à réfléchir sur l’élaboration d’une convention locale en passant par la sensibilisation des populations sur le règlement des litiges fonciers de façon pacifique au niveau local. Ensuite de contribuer au renforcement de la cohésion sociale et à la paix par la réduction de la conflictualité foncière », a-t-il souligné.

«La sécurisation des droits de tout le monde est la seule garantie de la paix sociale. Nous devons absolument changer de perspectives. Il faut une réforme inclusive, qui tienne compte des droits de tous les acteurs et qui les protègent également. Reconnaître les droits des communautés n’est pas une option pour un pays qui s’engage sur la réforme et qui veut travailler à long terme. C’est une question de droit, d’engagement», a-t-il insisté.

En prélude à ces différentes sessions de sensibilisation, ADHD a mené une tournée d’information à l’endroit des autorités locales et des parties prenantes à ce projet. Notons que l’ONG a pour but de favoriser un changement à l’échelle nationale, un changement qui aura des répercussions sur la vie des femmes, des hommes et des communautés à la base. Elle intervient dans la région des Plateaux sur la gouvernance foncière, l’environnement, l’agriculture, les droits économiques, sociaux et culturels.

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