Tandjouare : Une caravane pour prévenir les maladies pandémiques

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Aux grands maux, les grands remèdes, dit-on souvent. La crise sanitaire qui secoue le monde entier  est une inquiétude pour tous. Les populations rurales, et particulièrement les femmes et les filles sont en grande partie les groupes les plus vulnérables.

Quelles doivent être les comportements de résilience et de prévention face à l’actuelle crise sanitaire à corona virus ?

C’est une préoccupation de l’ONG  française Agronome et Vétérinaires Sans Frontière (AVSF)  et l’ONG Recherche Appui et Formations aux Initiatives d’Auto développement (RAFIA) de Dapaong qui ont organisé une grande caravane pour informer les femmes et filles de la commune de Tandjouare 2 sur l’existence des maladies pandémiques en général et sur le coronas virus en particulier tout en les sensibilisant sur les bonnes pratiques à adopter face à  ces maladies.

Pour mieux sensibiliser la population au  respect des mesures barrières, les organisateurs ont sillonné toute la zone avec des véhicules sonorisés pour passer les principaux messages. Une activité innovée qui s’inscrit dans  la réalisation des activités du projet innovant de soutien au développement économique des femmes et filles rurales vulnérables dans la région des Savanes. Les villages de Doukpèlgou et de Bagou à l’honneur pour accueillir cette impressionnante caravane. Les femmes de ces deux villages dans la commune Tandjouare 2 au sein des coopératives Nataan-man et Tintan gkpaad sont bénéficiaires directes  de cette sensibilisation, ceci pour renforcer leurs capacités de production et d’amener ces populations rurales à comprendre l’importance de l’innovation genre dans leurs activités de production.

Pour Mme Yvette NAGUIBE, chef du projet, « les femmes et filles au sein de ces deux coopératives vivent de leurs activités de  production agricole et du beurre de karité. Elles doivent être sensibilisées sur non seulement  l’existence des maladies pandémiques, mais aussi sur les avantages de la bonne santé sur la vie d’une coopérative. Donc le respect des mesures barrières exige  et puisque la transformation du beurre de karité est leur activité, il est aussi important que le projet les accompagne dans la préservation du couvert végétal en reboisant. La particularité dans la mise en œuvre de notre projet est le fait que les femmes aient compris et accepté le genre. Aujourd’hui, les hommes se sont associés aux femmes pour la transformation du beurre, un activité jadis connue comme une activité destinée aux femmes ».

Le projet veut donc contribuer de façon durable à l’amélioration des conditions de vie des femmes et filles ainsi que les dites coopératives par le renforcement institutionnel, leurs capacités techniques en matière de transformation des produits forestiers non ligneux et la mise sur le marché national voire sous régional, des produits locaux de qualité, renforcer l’accès équitable des femmes aux facteurs de production et aux droits socioéconomiques de base tout en renforçant la notion d’équité genre (moyen de production, propriété foncière, éducation et santé).

                                                                                                     V.G. (T228)

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