Des autorités nationales de la sous-région et leur personnel en formation à Lomé sur la gestion intégrée des produits chimiques

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Lomé, la capitale du Togo accueille du 23 au 25 août 2022, une rencontre sous-régionale des pays membres de l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques sur le cours intitulé « Cours général sur la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et les obligations du personnel des autorités nationales et des parties prenantes concernées ». Au cours de ces assises, il sera question de renforcer les capacités managerielles et opérationnelles des autorités nationales dans la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC). L’ouverture des travaux de cette réunion a été faite par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration Régionale et des Togolais de l’Extérieur en présence du président de l’ANIAC-Togo, M. HUNLEDE Amah.

Le gouvernement togolais à travers l’Autorité Nationale pour l’Interdiction des Armes Chimiques au Togo (ANIAC-TOGO) organise du 23 au 25 août 2022, une formation à l’intention des pays membres de l’organisation pour l’interdiction des armes chimiques, les autorités nationales des pays de la sous-région et aussi les parties prenantes concernées par la lutte contre les produits chimiques. La formation porte sur le cours intitulé « Cours général sur la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et les obligations du personnel des autorités nationales et des parties prenantes concernées ». Il est question à travers ces assises, du renforcement des capacités managériales et opérationnelles des autorités nationales dans la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC).

Au cours de ces assises de trois jours, les délégués et experts vont recenser les meilleures pratiques existantes et développer les capacités nouvelles sur le danger des armes chimiques, comment mettre en œuvre la convention sur l’interdiction de la mise au point de la fabrication du stockage, et de l’emploi des armes chimiques et leur destruction en vigueur depuis avril 1997.

En effet, depuis quelques années, les attaques terroristes liées aux produits chimiques restent une réelle menace pour les populations à l’échelle mondiale. Dans un tel contexte une prévention et une réaction efficaces dépendent d’une coopération entre les acteurs internationaux pour ce qui est de recenser les meilleures pratiques et de développer les capacités technologiques requises pour faire face à ces menaces. A ce titre, la rencontre de Lomé constitue une opportunité pour les États parties de se focaliser sur les fondamentaux et les mécanismes de mise en œuvre de la convention qui reste actuellement l’un des instruments internationaux les plus contraignants en matière de lutte contre les armes chimiques.

« Nous parlons d’armes chimiques tout simplement parce que certains produits chimiques sont utilisés à tort et à travers. Et tout produit chimique utilisé à un double usage, utilisé à tort, ce produit devient une arme chimique. En ce sens, le secrétariat technique de l’OAC organise des cours pour former l’autorité nationale et les personnels de ces autorités à pouvoir gérer ces produits, c’est-à-dire pouvoir identifier les armes chimiques dont nous parlons et voir comment les détruire au besoin », fait savoir M. HUNLEDE Amah président de L’ANIAC-Togo.

M. HUNLEDE Amah, président de L’ANIAC-Togo.

Avec l’apparition de la pandémie à la covid-19, le secrétariat technique n’a pas pu organiser de rencontres. Cette réunion est donc une occasion pour les 45 Etats parties dont les représentants sont à cette rencontre d’être formés et outillés sur la gestion intégrée des produits chimiques. « De nos jours, la menace chimique est réelle. Aujourd’hui, il y a des engins improvisés qui causent des dommages un peu partout en Afrique et dans le monde, il est donc important qu’une veille soit mise en place pour les autorités nationales afin que la gestion intégrée de ces produits chimiques qui pourraient devenir une arme chimique soit faite pour la sécurité de tous et pour nos pays », indique président de L’ANIAC-Togo.

Les avancées enregistrées par le Togo

Au Togo l’autorité nationale pour l’interdiction des armes chimiques a été créée en 2015. Elle contrôle l’entrée et la durée de ces produits chimiques sur le territoire. « Nous avons commencé à sensibiliser les populations sur les méfaits de ces produits chimiques qui pourraient constituer un tant soit peu les armes chimiques et sur l’ensemble du territoire, nous sommes allés vers les industriels en zone franche ou en territoire douanier pour les sensibiliser sur la gestion de ces produits, comment les utiliser, comment les stocker et au besoin comment les détruire parce que nous avons pu remarquer qu’il y a pas mal de produits chimiques qui sont abandonnés dans ces unités industrielles et dans les universités et certains instituts qui sont là pour la gestion de ces produits et qu’il faille que l’ANIAC puisse répertorier tous ces produits dangereux là voir dans la mesure du possible comment les gérer en les détruisant ou bien en les gérant autrement pour une utilisation ultérieure », informe M. HUNLEDE.

Les avantages de ce cours

Ce cours a le mérite d’outiller et de de renforcer les capacités des autorités nationales dans la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC). « Cette rencontre nous permet de renforcer nos capacités, c’est-à-dire que chaque jour nous avons de nouveaux produits chimiques qui apparaissent sur le plan commercial et que l’on voit un peu partout. Ces produits chimiques, certains d’entre eux autrefois des produits usuels sont devenus aujourd’hui des produits que l’on peut utiliser pour faire du mal à la personne humaine ou pour détruire l’environnement. Donc ces produits chimiques qui sont utilisés dans le passé, il faut nécessairement aujourd’hui pouvoir les recenser, savoir quelles sont les quantités qui rentrent sur le territoire », informe M. M. HUNLEDE Amah président de L’ANIAC-Togo.

En ouvrant les travaux, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration Régionale et des Togolais de l’Extérieur, s’est réjoui du choix porté sur le Togo pour abriter ce cours. Il a rassuré les participants de l’engagement du gouvernement togolais à promouvoir l’utilisation responsable des produits chimiques à des fins de développement économique et technologique. Il a enfin invité les participants à plus de concentration afin que cette séance d’information et de bonnes pratiques puissent être bénéfiques aux autorités respectives.

Photo de famille des participants

Rappelons que l’Autorité Nationale pour l’interdiction des armes chimiques au Togo (ANIAC-TOGO) est une structure créée le 04 novembre 2015, conformément aux obligations de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et qui assiste le gouvernement togolais dans sa politique de gestion, de contrôle et de lutte contre la prolifération des produits chimiques inscrits à la convention.

 

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