Mise en œuvre de la ZLECAF : les expériences du Togo présentées à l’OMC

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Le Togo a présenté lors d’une réunion du Sous-Comité des pays les moins avancés (PMA) son expérience dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) à Genève le 20 octobre 2022. Le Togo a été représenté à cette rencontre par M. Abé Talime, directeur général du Commerce au ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale du Togo. On notait la présence des Membres de l’Organisation Mondiale pour le Commerce (OMC) qui ont discuté du potentiel la ZLECAF pour soutenir la croissance économique et le développement de ces pays.

Outre les expériences du Togo, le Djibouti a également présenté ses mesures prises en la matière, apprend-on du site officiel de l’OMC.

« Le Togo a préparé sa liste de concessions tarifaires, rédigé la liste des engagements spécifiques dans cinq secteurs de services prioritaires et validé la cartographie des mesures non tarifaires. Cela permettra de bénéficier pleinement des opportunités du marché continental », a expliqué M. Abé Talime, directeur général du Commerce au ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Consommation locale du Togo.

« L’Afrique compte 1,3 milliard d’habitants, dont beaucoup vivent dans des PMA. Pourtant, la part du continent dans le commerce mondial reste inférieure à 3 % », a déclaré l’ambassadrice Kirsti Kauppi, de Finlande, présidente du sous-comité.

Selon, l’ambassadeur Eheth Salomon du Cameroun, coordinateur du groupe africain de l’OMC, la ZLECAf peut contribuer à générer de la valeur ajoutée sur le continent avec tous les avantages que cela apporterait en termes de diversification économique, de revenus plus élevés et de meilleurs emplois », a déclaré. « Il est impératif que chaque étape de la mise en œuvre de la ZLECAF soit soutenue par des investissements solides dans la capacité de production, en particulier dans les PMA », a-t-il indiqué.

Soulignant l’importance des stratégies nationales pour mettre en œuvre les résultats négociés de la ZLECAf, le secrétaire général du ministère djiboutien du commerce et du tourisme, Ali Daoud Abdou, a souligné que « Djibouti a déjà soumis sa liste d’engagements couvrant le transport, la communication, le tourisme et les services professionnels. Avec la mise en œuvre de la ZLECAf, Djibouti entend renforcer davantage sa position dans les chaînes de valeur régionales ».

Par ailleurs, l’Union européenne a noté que 150 milliards d’euros sont mobilisés par le biais du Global Gateway et du paquet d’investissements UE-Afrique. Un soutien à la mise en œuvre de la ZLECAf a également été apporté dans le cadre de l’initiative Team Europe de l’Union européenne. Les objectifs sont de stimuler le commerce intra-africain, de développer les opportunités qu’apportent la transition verte et numérique, et d’approfondir la transformation économique durable en Afrique. Parmi les initiatives de l’UE, citons le développement du livre électronique des tarifs douaniers de la ZLECAf et l’Observatoire africain du commerce. L’aide, les investissements et le soutien politique ont été soulignés comme importants pour aider à réaliser le potentiel de la ZLECAf.

De son côté, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a parlé du programme Africa Trade and Investment, qui vise à soutenir les priorités commerciales de l’Afrique, notamment le commerce intra-africain. L’USAID est également engagée dans des initiatives visant à renforcer l’engagement du secteur privé, à fournir des informations sur les résultats des négociations de la ZLECAf sur les entreprises appartenant à des femmes en Afrique, et à aider les entreprises d’engrais à se préparer à la mise en œuvre complète de la ZLECAf. Le soutien apporté par les programmes de préférence commerciale des États-Unis, y compris l’African Growth and Opportunity Act, a également été mentionné.

Le PDG de TradeMark East Africa, David Beer, est convaincu que la ZLECAF a la capacité d’entraîner un changement majeur dans les relations commerciales intra-africaines. « La numérisation est la prochaine frontière pour fluidifier le commerce à l’échelle du continent, et c’est pourquoi des outils tels qu’une approche harmonisée des règles d’origine, des systèmes intégrés de gestion douanière, des guichets uniques électroniques, des portails commerciaux et des systèmes électroniques de suivi des marchandises s’avèrent si efficaces », a-t-il fait savoir.

En matière d’intégration des PMA dans les flux commerciaux, tant régionaux que mondiaux, la part des PMA dans les exportations mondiales est restée inchangée à 0,93 % au cours des deux dernières années.

« L’OMC doit être une institution efficace qui répond aux besoins de ses membres, en particulier les plus vulnérables », a déclaré l’ambassadeur Kadra Hassan de Djibouti, coordinateur du groupe des PMA de l’OMC.

Une page web sera créée pour présenter les réussites des PMA en matière d’exploitation du commerce pour améliorer la vie des gens ainsi que la publication de la note 2022 intitulée « Market Access for Products and Services of Export Interest to Least Developed Countries.

En rappel, depuis le 1er janvier 2021, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) est opérationnelle. Elle a créé une nouvelle dynamique commerciale sur le continent. L’Afrique est maintenant devenue un marché unique de 1,2 milliard de consommateurs.

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