Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent : une préoccupation de l’association des médiateurs de la République de l’UEMOA

by Fana KADOASSO
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L’Association des Médiateurs des Pays membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (AMP-UEMOA) tient depuis le lundi 27 mars 2023,  à Lomé, une assemblée générale extraordinaire. Les travaux ont été lancés lundi par le ministre d’État, ministre en charge de la décentralisation, Payadowa Boukpessi, en présence de son collègue de la sécurité, le Général Yark Damehame, des représentants d’organisations internationales et de diverses autres personnalités. Cette assemblée vise à adopter le plan stratégique 2023-2027 de l’AMP-UEMOA en se basant sur l’analyse de la situation sécuritaire et proposer des approches de solution par des actions à mener.

L’Association des médiateurs des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (AMP-UEMOA) est en assemblée générale extraordinaire à Lomé. Les travaux ont été lancés lundi par le ministre d’État, ministre en charge de la décentralisation, Payadowa Boukpessi, en présence de son collègue de la sécurité, le Général Yark Damehame. Cette assemblée vise à adopter le plan stratégique 2023-2027 de l’AMP-UEMOA en se basant sur l’analyse de la situation sécuritaire et proposer des approches de solution par des actions à mener.

Placée sous le thème, « États des lieux de la situation sécuritaire dans l’espace UEMOA: quelles approches pour les Médiateurs », cette rencontre va permettre aux participants de mener des réflexions pertinentes sur les enjeux et défis majeurs auxquels est confronté l’espace communautaire d’une part, et d’adopter le Plan stratégique de I’AMP-UEMOA pour les cinq années à venir d’autres part. L’AMP-UEMOA, depuis sa création,  selon Awa Nana-Daboya,  sa présidente, se veut être un levier sur lequel pourrait s’appuyer la Commission de l’UEMOA et les États membres, à l’effet de faire appliquer les normes communautaires dans l’espace, en cultivant les principes de citoyenneté au sein de l’Union.

Cette rencontre fait suite au constat selon lequel la sous-région est confrontée à des crises et conflits multidimensionnels dont notamment les atteintes à la paix, à la sécurité des personnes et des biens, les changements climatiques ainsi que bien d’autres défis relatifs à l’éducation, à la migration, au civisme et à la citoyenneté.

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En ouvrant les travaux, le ministre d’État en charge de l’Administration territoriale, M. Payadowa Boukpessi a relevé que, ces dernières années, l’espace régional connaît une instabilité sécuritaire liée à la prolifération des mouvements terroristes qui sèment la terreur et la désolation au sein des paisibles populations dans le sahel et dans la sous-région. Malheureusement, le Togo, tout comme les autres pays de la côte ouest-africaine, n’est pas épargné, même si le pays dispose d’une relative stabilité, grâce au pragmatisme des hautes autorités qui ont placé la question sécuritaire au cœur de la politique nationale et internationale. Il a salué, à cet effet, l’engagement des forces de sécurité et de défense des Etats qui veillent, jour et nuit, pour protéger les citoyens et les frontières contre cet ennemi commun. Face à cette constante menace, a confié le ministre, il importe de mener des actions appropriées visant l’éradication du mal. Ceci, aux fins d’amener les populations civiles, potentielle cible des organisations terroristes, à aimer la patrie et à s’engager véritablement pour la paix et la sécurité, en vue de contribuer à la réalisation de la vision des chefs d’Etat. Celle de faire de la sous-région, un espace sécurisé et prospère. Le gouvernement togolais s’inscrit parfaitement dans cette vision et entend créer un environnement national sécurisé, afin de participer aux efforts concertés de lutte contre le terrorisme. « Cet objectif ne pourra véritablement être atteint que si nos concitoyens s’approprient et vivent les valeurs républicaines, au nombre desquelles figurent, entre autres, la paix, la non-violence, le dialogue, la culture de l’excellence, le respect de la loi, de l’autorité et des institutions de la République, pour ne citer que celles-là », a- t-il dit. Cette rencontre est l’une des initiatives visant à relever ce défi et c’est pourquoi, le ministre a félicité l’AMP-UEMOA, qui depuis plus de 15 ans, contribue activement à l’Etat de droit, à la bonne gouvernance et à l’intégration régionale.

La représentante résidente de l’UEMOA au Togo, Mme Aminata Lo Paye, a relevé que cette rencontre revêt une double importance. Elle permet, d’une part, de mener des réflexions pertinentes sur les enjeux et défis majeurs auxquels est confronté l’espace communautaire, depuis quelques années. D’autre part, elle s’inscrit dans le parcours du grand chantier d’intégration entamé par l’UEMOA, notamment sur l’épineuse question relative à la bonne gouvernance des Etats. « L’AMP-UEMOA, en se dotant, à l’issue de ces assises, d’un plan stratégique, entend donc mieux projeter l’association dans le paysage institutionnel communautaire, avec un impact dans tous les pays membres. Elle ambitionne ainsi de renforcer son rôle et sa place, en vue de protéger les usagers, de contribuer à la libre circulation et de promouvoir l’État de droit », a-t-elle ajouté.

Pour le Médiateur du Togo, présidente de l’AMP-UEMOA, Mme Awa Nana Daboya, les médiateurs ont le rôle et la responsabilité d’user de leurs facultés et capacités pour accompagner les dirigeants dans l’atteinte de l’objectif fédérateur. « Aujourd’hui, alors que ce sillon qu’elle a tracé tend à lui conférer un statut, une place et un rôle dans l’espace UEMOA, en vue de participer à la construction du grand chantier d’intégration, de plus en plus de défis nouveaux se présentent et semblent imposer une plus grande et récurrente implication de notre association », a-t-elle relevé.

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Pour rappel, l’Association des Médiateurs des Pays Membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (AMP-UEMOA) est créée en 2008. Elle contribue contribuer à l’approfondissement de l’Etat de droit, à la promotion de la bonne gouvernance et de l’intégration régionale, par le développement des relations entre les institutions. L’AMP-UEMOA apparaît comme un levier sur lequel pourrait s’appuyer la Commission de l’UEMOA, avec pour effet de faire appliquer les normes communautaires par et dans les pays membres. Aussi, les médiateurs de l’espace UEMOA entendent-ils désormais œuvrer, plus globalement, à l’avènement d’un climat apaisé et durable en Afrique de l’Ouest, en apportant leurs contributions dans la résolution des crises sécuritaires et la fracture sociale qui impactent les pays de l’espace.

                                                                  Afriquemedia.info avec togopresse.tg

 

 

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