Amou : A la découverte de la ferme agro-écologique du Centre Africain de Développement des Technologies Agro-Ecologiques (CADETE) de Waapa Kopé

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Le modèle agricole industriel a démontré qu’il n’est ni durable, ni résilient. La crise du Covid-19 met en exergue ses limites et ses défauts. Des alternatives existent. Parmi celles-ci, l’agro écologie est la plus cohérente avec les Objectifs de développement Durable.

Logé dans la commune Amou 3, principalement dans le village de Waapa, le Centre Africain de Développement des Technologies Agro-Ecologique (CADETE) a été créé en 2015 pour servir de cadre de formation pratique et théorique susceptible de représenter une stratégie de réponse à l’état de vulnérabilité de la population africaine en générale et du Togo en particulier. Il a pour ambition de développer un espace de créativité et d’innovation pour construire concrètement la société, de lutter contre la pauvreté, la faim et d’élever le niveau de vie des populations en s’inspirant de l’expérience de songhaï, de Terre et Humanisme (T&H) et de tous les autres organes de protection de l’environnement.

Pour le Directeur Exécutif de CADETE, Mr Charles Koffi IHOUGAN, L’agro écologie recouvre un ensemble de principes de production qui visent à utiliser le plus efficacement possible les ressources naturelles disponibles localement, tout en optimisant les services et fonctions de l’environnement et de la biodiversité. C’est aussi un mouvement social et politique qui défend la souveraineté alimentaire et les droits des paysannes et paysans. C’est enfin une discipline scientifique transdisciplinaire qui promeut des principes de production écologique en mêlant savoirs ancestraux et technologies modernes dans le respect des écosystèmes.

« Aujourd’hui, la dégradation et l’appauvrissement des sols représentent une menace mondiale, réelle et croissante dont les causes peuvent être, entre autres, l’érosion par le vent, l’eau et le labour, le compactage, la perte de matière organique du sol, la salinisation et la pollution, etc. De ce fait, l’ODD 12 met l’accent sur la promotion des modes de consommation et de production responsables et plus durables grâce à diverses mesures. Des technologies appropriées, des politiques durables et inclusives, des programmes de vulgarisation efficaces et des systèmes d’éducation solides doivent être mis en place pour « produire plus avec moins. Aujourd’hui, la dégradation et l’appauvrissement des sols représentent une menace mondiale, réelle et croissante dont les causes peuvent être, entre autres, l’érosion par le vent, l’eau et le labour, le compactage, la perte de matière organique du sol, la salinisation et la pollution, etc. De ce fait, l’ODD 12 met l’accent sur la promotion des modes de consommation et de production responsables et plus durables grâce à diverses mesures. Des technologies appropriées, des politiques durables et inclusives, des programmes de vulgarisation efficaces et des systèmes d’éducation solides doivent être mis en place pour « produire plus avec moins », a-t-il souligné.

L’agriculture doit aujourd’hui relever un certain nombre de défis cruciaux  nourrir une population croissante et de plus en plus urbaine, lutter contre la pauvreté et les inégalités et assurer une gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement. Nous savons maintenant qu’il existe des modèles de production agricole qui sont tout aussi efficaces mais qui utilisent des techniques plus appropriées qui réduisent l’impact environnemental et protègent la biodiversité. Il s’agit de l’agro écologie. Beaucoup d’acteurs la considèrent à juste titre comme l’une des réponses les plus pertinentes à ces défis.

Les effets négatifs des intrants et de l’intensification sur les écosystèmes commenceront à être décriés dès les années 1970. Ils furent notifiés dans le rapport Noirfalise de 1974 commandé par la Commission Européenne et le rapport de Jacques Poly en 1978 notamment. Dans les années 1980-1990, sous l’effet de la globalisation des problèmes environnementaux, une nouvelle prise de conscience des conséquences écologiques et sociales de la modernisation de l’agriculture a contribué à l’émergence du concept de « développement durable » qui devient, à l’issue de la Conférence de Rio de juin 1992, le nouveau mot d’ordre à l’échelle internationale. C’est à la même époque que se multiplient, les initiatives visant la mise en œuvre d’agricultures alternatives au modèle productiviste : agriculture durable, biologique et paysanne. Ces dernières constituent une potentielle remise en cause de la logique industrielle et s’appuient sur un projet qui vise à la promotion d’une relation plus pérenne entre les sociétés et les écosystèmes. Or, l’agrandissement des exploitations agricoles et l’érosion démographique qui lui est associée ne permettent pas d’assurer cette relation. On voit alors se multiplier les projets de reconversion de l’agriculture dans le cadre des réformes successives de la Politique agricole commune (PAC), et notamment l’adoption de mesures agri-environnementales à partir de 1985.

 

Jean-Marc Ashraf

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